Votre témoignage
Voilà maintenant 7 ans que j'ai eu un cancer du sein assez grave, je le conçois, mais je suis toujours en vie. J'ai voulu faire construire avec mon compagnon et le parcours du combattant à commencé. Nous avons fini par obtenir ce prêt mais l'assurance pour mon compagnon est de 25 € par mois et pour moi 168€ étant donné que j'ai passé les 5 ans. Je suis outrée. Et encore j'ai 63 ans ma vie est derrière moi alors que pour les jeunes c'est un véritable handicap, sans compter le préjudice moral que nous subissons ajouté à celui d'avoir été malade.On ne peut comprendre que lorsque l'on y est passé.
Proposition de solution
Je pense que passé les 5 ans nous devrions être considérés comme des gens normaux. Car quand on demande un prêt grâce au dossier médical demandé on nous replonge à fond dans notre maladie et même pire !! Les assurances sont odieuses, ils mériteraient tous d'avoir un cancer!!!!!!
Votre témoignage
Il y a de cela quelques temps.. Ma grand mère, qui a un peu moins de 60 ans,  a eu un cancer du sein. Une premiere chimiothérapie a été necessaire, ont a dû lui enlever un bout de sein... Ne perdant pas la rage de vivre, elle a combattu ce cancer, même si ce fut une epreuve très dure pour elle.. Cela a duré environ 1 an pour que cela se "soigne"... Quelques mois plus tard, elle fit une recidive, cette fois ci, elle a dû subir une opération qui consistait à lui enlever completement le sein... Puis cela se guerrit.. Mais, ayant été mal opérée, les fils avec lesquels on a recousu sa peau ont été infectés par le cancer, ce qui induisit une nouvelle recidive... Elle s'est donc battu encore un an, nous supposons, qu'allant être une nouvelle fois mamie, elle voulait voir sa petite fille... Elle était à bout de force.. Elle a vu sa petite fille née le 6 juin... Puis son etat s'est très vite degradé, en 3 jours exactement, elle a vu ce qu'elle voulait, et a baissé les bras par rapport à la maladie.. Elle est décédée le 13 juin 2007 à l'age de 62 ans...Une grande tante à moi, peu après que ma grand mère eu pour la 1ere fois le cancer du sein, l'attrapa à son tour, mais heureusement, elle a vite guérrit et ne souffre de plus rien...Encore une autre grande tante, elle a été serieusement malade: leucémie, cancer de la moelle epiniere, ... et encore plein de choses dont je ne me souviens plus... Et miraculeusement, elle est guérit!! C'etait vraiment inespéré... comme quoi, rien est impossible...Voila, le résumé de ce qui est arrivé dans mon entourrage, en esperant que l'on trouve des solutions à ce problème!!
Proposition de solution
Votre témoignage
Mon époux est décédé il y a 2 ans du cancer du pancréas. Celà a été le parcours du combattant, j'ai essayé d'ouvrir des portes sans succès, je suis persuadée qu'on aurait pu rallonger sa vie et m'informer de la marche à suivre. Pourquoi laisse t-on les gens sans accompagnement? Cela m'a laissé en grand désarroi et en grande méfiance envers la médecine, encore à ce jour je refuse tout contact avec le corps médical.
Proposition de solution
Une information précise et des propositions. Que ces messieurs les grands professeurs ne pensent pas uniquement aux honoraires.
Votre témoignage
En 1998, j'ai eu un cancer de l'utérus, tout s'est passé très vite: opération,chimio, retour à mon domicile. En l'espace de 3 semaines, j'ai du assimiler tout ça, seule. Le chirurgien a été très bien, mais je vis seule et le retour à la maison a été un poids énorme.
Proposition de solution
A l'hôpital, quand la surveillante du service s'aperçoit qu'une personne va retourner, chez elle, seule, elle doit mettre celle-ci en relation avec une association ou du moins, lui donner les coordonnées de cette dernière.
Votre témoignage
Accompagnante pendant 2 ans auprès de mon mari, qui malheuresement est decédé après un dur combat contre le cancer, à l'âge de 56 ans.
Proposition de solution
Plus de prévention dans les métiers à risques avec des expositions à des produits cancérigènes.
Votre témoignage
Les malades ont aussi besoin de vacances, où sont les associations, qui actuellement proposent une telle prise en charge ?
Proposition de solution
Ne peut-on pas faire des centres d'accueil de type Club med avec soins à l'attention des personnes atteintes de cancer ?
Votre témoignage
Je suis en chimio depuis 1 an pour une récidive d'un cancer du sein. J'ai suivie mon ami en région parisienne pour son travail début septembre, un transfert de caisse a été effectué à ---  et depuis je me bats en plus de la maladie pour toucher mes indemnités à nouveau.
Proposition de solution
Votre témoignage
On vient de me diagnostiquer un cancer du sein petit heureusement et mon gynéco me dit que je suis "condamnée à guérir". Je veux bien lui croire, évidemment. Je veux m'accrocher. Mais c'est long l'attente d'être prise en charge, la semaine prochaine seulement, le rendez-vous avec ma chirurgienne et j'espère qu'à partir de là, ma peu commencera à se réduire. Je vis seule en France, toute ma famille est en Allemagne, c'est dure de résister et de se battre toute seule contre la peur et le découragement.
Proposition de solution
Votre témoignage
Au sein de notre association, nous avons de nombreux témoignages de malades qui nous disent que leur myélome a été diagnostiqué avec beaucoup de retard, et de dégâts (tassements vertébraux, insuffisance rénale) par méconnaissance de cette affection par les médecins généralistes.
Proposition de solution
L'association compte mener une sensibilisation des médecins généralistes aux symptômes du myélome et aux examens permettant son diagnostic, mais il faudrait également que la formation continue des médecins intègre cette sensibilisation.
Votre témoignage
Mon épouse est décedée du cancer du sein. Elle a travaillé pendant 18 ans comme vacataire dans une Mairie. Sa dernière chimio a duré plus de 4 ans et a été très éprouvante physiquement. Au bout de 2 ans de traitement et d'arrêts de travail totalement justifiés, la Mairie l'a fait convoquer par un médecin assermenté et a mis fin à ses fonctions. Sans un mot, sans une explication, et sans aucune indémnité. Humainement, ça a été encore plus dur pour elle. Heureusement que mon salaire nous a permis de ne pas être confronté à des problèmes financiers. Ce n'est pas son indémnité d'invalidité (quel vilain mot pour une personne de 44 ans ) qui lui aurait permis de vivre. L'attitude et le procédé de la Mairie nous a beaucoup choqués. Mon épouse est morte 2 ans après. Le Maire de la commune aurait pû lui éviter de se sentir "condamnée" et sans avenir professionnel.
Proposition de solution
Votre témoignage
Actuellement je suis en rémisson d'un cancer du sein type 3, je me bat pour reprendre une activité professinnelle entre différentes administrations et mon employeur. Depuis le 2 octobre, je n'ai plus de ressources.
Proposition de solution
Je n'ai aucune solution car je suis envoyé de bureau en bureau dés que je pose une question. Les employés devrait être plus aimable.
Votre témoignage
Depuis mars 2008 , on a découvert un cancer des ovaires au stade 4...j'avais retrouvé un travail depuis mai 2007, je suis en instance de divorce et j'élève ma fille de 14 ans...en septembre j'ai reçue une lettre de la sécurité sociale pour me dire que je ne toucherai plus mes indemnités journalieres car je n'ai pas assez d'heure et ne peux pas avoir le RMI car je touche une pension alimentaire!!! Beaucoup de choses, pour moi, arrive en même temps. On soigne mon cancer mais pas moi et là je suis au plus bas...j'ai peur de l'avenir. Je suis toujours en chimio, j'ai eu deux operations assez lourde...La vie peut bousculer vite, ,j'avais tout pour être heureuse et là le divorce, la maladie et ma fille qui vit très mal tout ça..Je ne sais plus quoi faire et n'ai plus de force...pour me battre.
Proposition de solution
Votre témoignage
Je me bas depuis 5 ans car j'ai la chance d'avoir le dessus et dêtre très forte...mais ce n'est pas le cas de tous...tout le monde n'est pas forcement bien entouré, tout le monde n'a pas les moyens de prendre soin de soi ou d'avoir recours à la médecine parallèle ...qui aide et fait un bien fou !! (osthéo, naturopathe,soins...) tout cela aide énormement au morale du patient qui à 90% nous aide a nous battre ! Améliorer les effets secondaires...et prendre soin de soi entre chaque chimio ...(esthetique,maquillage,...) NOUS EXISTONS MALGRE LA MALADIE ! Mais aussi après !!! et tout cela est bien loin d'être le cas. Comment un malade qui se retrouve le plus souvent en arrêt avec 50% de son salaire peut se permettre de partir prendre un bol d'air entre ces chimios (mer,montagne..)?? ou de ce faire des "petits" plaisirs ??? afin de ce sentir quelqu'un d'autre qu'un malade ?? savoir prendre soin de soi c'est bien! mais que si le budget le permet !!!!!!!
Proposition de solution
Aide à domicile de personnes ayant connue cette maladie ! car il y a que nous qui pouvons prouver que l'on est encore là !! Mise en place de soin de bien être avec prise en charge ...Organisation de week-end, sortie,de bien être...car les groupes de paroles sont très déprimant !!! les malades avec les malades !!! "non". Aider les malades aux premières chuttes de cheveux, les conseiller en esthetitisme...créer des groupes d'activitées...entre les chimios. Créer des centres d'esthetique ABORDABLE !!! pas comme ---  qui est hors de prix, c'est honteux !!! et pour tous ces salons de coifures qui revendent à des prix fous les peruques !!! protéger les malades des profiteurs de malade !!!
Votre témoignage
Je suis atteint d' un cancer au poumon . J' ai eu chimio et rayons et je suis sous surveillance depuis deux ans . Pour l' instant tout va bien, malgré mes 78 ans. Le plus pénible était la chimio, le plus pénible étant de passer une journéé à l' hôpital pour environ une heure de traitement.
Proposition de solution
Votre témoignage
Je souhaite simplement une reconnaissance concernant les conséquences dû à mon cancer, un rétinoblastome à l'age de 18 mois, je vis avec mon handicap depuis plus de 46 ans un œil en moins, le droit. Je ne conduit pas car j'ai constaté que mon champs de vision était insuffisant et comme toutes les priorités sont à droite..., j'ai préféré arrêté de conduire après un accident de voiture où je me suis apperçut que je n'évaluais pas correctement la distance et l'emplacement des véhicules ce qui est un handicap dangereux pour moi et les autres. Dans la vie de tout les jours, je suis affreusement gênee par le regard des autres et je baisse le mien car je ne supporte pas de regarder les autres en face, enfin et pour conclure mon handicap me pourrit la vie depuis ma plus tendre enfance.
Proposition de solution
Votre témoignage
Mon papa, Veuf est décédé en 12/07 d'un cancer des voies digestives opéré en 02/2006 et métastase en 06/07. Il a terminé ses jours dans une maison de convalescence, selon son désir, ne souhaitant pas intégrer l'hôpital pour mourrir. pourquoi ne lui a t'on pas proposé un accompagnement chez lui sachant qu'il était condamné par le médecin et ne devait pas passer Noel. Il s'est éteint en disant qu'il n'intéressait plus les médecins, étant condamné.
Proposition de solution
Permettre aux malades condamnés (tous seuls) de pouvoir bénéficier d'une présence médicale chez eux lors de la phase terminale, pour réduire l'angoisse de la mort tout en restant dans leur environnement familial rassurant, leur univers, leur vie propre au-lieu d'être immergé dans un hopital ou tout ce qui fait la vie de cette personne est occulté..malgré les efforts réalisés...
Votre témoignage
Operée du cancer du pancreas en novembre 2006, 8 mois de chimio, ont ma retiré la vésicule biliaire, la moitié du foie gauche ,12 cm de duodénome ,avec complication (artére du foie bouchée), donc nouvelle opération pontage, tronbose,12 jours dans le coma. Maintenant complications digestives et tous les problèmes des personnes d 'avant. Montrée comme des gens anormaux, qui font peur, qui font fuir certaines personnes à cause de cette maladie LE CANCER. Moi je me considère comme une miraculée car mon chirurgien m 'appelle comme cela !!! Plus de travail biensur, ni prêt et aucun avantage. ---- 58ans
Proposition de solution
Etre plus reconnu dans cette maladie, plus de prise en charge, car nous souffrons seul et pas reconnu dans ce monde. Je conseil à toute personnes atteinte du cancer de participer à des groupes de parole, c'est très bénéfique .
Votre témoignage
Un manque d'appui aux malades dans leur vie quotidienne. Simplification des mouvements, lien avec la famille, solution pour les déplacements domicile-hôpital.
Proposition de solution
Créer une entreprise dont l'objectif est d'encadrer la personne entre ses soins, déplacements et sa vie familiale. Solution de soins à domicile, de transport, de services à la personne à domicile (système électronique d'alarme si problème, utilisation de webcam pour connexion en direct, lit électrique et systèmes domotique de simplification des actions quotidiennes). Les idées pourraient être développées, je me porte volontaire. Cette entreprise se positionne là où la médecine trouve ses limites : services à la personne, moyens logistiques, systèmes de connexion informatique, appareils électriques, domotique (solutions électroniques pour l'habitat).
Objectif : apporter des solutions et simplifier la vie quotidienne des malades.
Votre témoignage
J'ai eu un cancer de la langue à l'age de 29ans. Un an et demi après, j'ai voulu emprunter, pour devenir propriétaire d'une maison... mais aussi pour me construire un avenir, des projets, commencer une nouvelle vie... Je savais que cela allait être difficile, mais je ne m'imaginais pas à quel point! Tout est là pour vous rappeler ce que vous essayez d'oublier:  Vous n'êtes plus tout à fait "normal". Par chance (si je puis dire!), je travaille dans les assurances! J'ai fait jouer mes relations; j'ai frappé à toutes les portes; j'ai tout essayé. Et malgré mon carnet d'adresses, je n'ai rien pu faire: mon cancer est rare; je ne suis pas dans les statistiques; je n'ai pas passé la période probatoire des 5 ans; et la Convention AERAS n'y change rien. Alors quand je vois que l'on se vante des résultats fabuleux de cette convention, qui finalement ne donne qu'une obligation de moyens à l'assureur (l'idée étant véritablement qu'il montre qu"il étudie le dossier, sans obligation de résultat) cela me révolte. Sur une dizaine d'assureurs, j'ai eu une seule réponse: décès accident à 600€ le trimestre! A ce prix là, je paye 2 fois la maison! De toutes façons, les banques refusent l'exclusion de garanties; la boucle est bouclée.Que faut-il comprendre d'un tel rejet de la société: nous n'avons pas le droit à une seconde chance? Pas le droit d'exister? De reprendre vie?Mon combat acharné a fini par porter ses fruits, puisque je me suis tournée vers la banque: cautions; hypothèque, j'ai creusé toutes les possibilités, et c'est finalement le nantissement de mon contrat de Prévoyance collectif au profit de la banque qui a été accepté. J'ai eu beaucoup de chance (et de mérite!): ce système n'est pas toujours accepté; j'ai dû le négocier avec mon employeur (et donc lui avouer ma maladie!), et j'ai l'avantage d'être un peu de la partie. Je n'ose pas imaginer le béotien...
Proposition de solution
La Convention AERAS est à revoir! Il faut pousser vers une mutualisation du risque, ou une limitation des majorations plus importante. Il faut également revoir la formation des banquiers, et les pousser, en parallèle à la constitution du dossier d'assurances, à étudier les autres possibilités dès lors qu'un rejet possible est identifié avec l'emprunteur. (Caution; hypothèque; Nantissement...) On perd beaucoup de temps à attendre des réponses d'assurances, alors qu'il existe d'autres solutions pour les personnes non assurables.
Votre témoignage
Mon père (55 ans) a un cancer de la peau, généralisé maintenant. Il s'est battu depuis 7 ans contre cette maladie : multiples chirurgies contre les multiples récidives, chimiothérapie isolée à la jambe, multilples chimiothérapies. Rien n'a fonctionné. Il est aujourd'hui hospitalisé depuis 1 semaine. C'est incroyable comment cette maladie tue. En 1 semaine c'est incroyable comment sa santé s'est dégradée. Sous morphine, il dort tout le temps, il est presque inconscient. Les médecins nous ont dit qu'il lui restait moins de 2 mois à vivre. Il est trop jeune pour mourir. Mon père va mourir. moi je suis impuissante. Mais le pire c'est que la médecine est impuisssante. Situation insupportable. Mon père va mourir.
Proposition de solution
Votre témoignage
Le 13 mai 2005, mes patrons médecins généralistes chez qui j'étais employée depuis 6 ans, comme secrétaire médicale, m'examinent à ma demande et sans hésitation me disent que je suis atteinte d'un cancer du sein. Le midi pendant ma pause repas (je n'ai rien mangé) ils me faisaient une lettre au licenciement préalable!!!!!!!!!!!! Et oui, c'est vrai depuis je suis en procès contre eux et c'est dur d'avoir gain de cause, une petite secrétaire devant des médecins ne vaut pas grand chose.
Proposition de solution
Votre témoignage
Atteinte d'un cancer du sein en 1992, à l'age de 25 ans et aprés un traitement particuliérement agressif, j'ai perdu mon emploi d'aide soignante devenu imcompatible avec mon état de santé. Je n'ai depuis pas trouvé d'emploi fixe, et alterné les périodes d'emploi et de chômage. Cette situation a beaucoup pesée sur mon moral. Je pense qu'aprés s'être battue pour vivre, on ne devrait pas avoir à se battre pour survivre socialement.
Proposition de solution
Faire une loi, pour que soit obligatoirement proposé à chaque personne licenciée pour inaptitude à son poste de travail, un reclassement.
Votre témoignage
J'ai eu un cancer du sein en 2006 et j'ai repris mon activité le 2 janvier 2008. Mon employeur m'a refusé le mi-temps thérapeutique pour des raisons non valables d'après le médecin du travail. Je suis dans une situation difficile et victime en plus de harcèlement. L'inspection du travail ne bouge pas et le médecin du travail voudrait que je parte au plus vite de la société. Je suis en train de saisir les prud'hommes mais je ne voudrais par faire une récidive comme le craint le médecin du travail.
Proposition de solution
Votre témoignage
J'ai eu un cancer du sein en 2004, on m'a fait l'ablation avec une reconstitution immédiate l'opération a durée 5 heures. En 2005 la prothèse a formé une coque, il fallut m'opérer une seconde fois. Avant l'ablation, j'ai subi deux opérations durant lesquelles on m'a pris 20 cm de la peau du dos et le nerf du dos pour refaire la reconstitution. Depuis 2004, je souffre énormement du dos, on m'a donné plusieurs anti douleurs qui n'ont rien résolu, des séances de kiné avec de éléctrodes et maintenant je suis en invalidité reconuue inapte au travail. J'ai 54 ans, j'ai toujours travaillée et ça me mine le moral. J'ai l'impression d'etre un poids pour ma famille, je pars en cure à Dax pour de la rééducation, je ne vois pas le bout du tunnel et le moral se fait ressentir.
Proposition de solution
Je trouve que les personnes atteintes d'un cancer ne sont pas assez accompagnées et aidées par la Société. On est pris à 100% mais avec les nouvelles lois, trop de franchises sont prises sur les médicaments, les examens tels scaner, I.R.M, comment voulez vous que l'on se soigne! Ma cure me coute pour l'hébergement 1275 euros et je suis remboursée 150 euros par la Sécurité Sociale c'est une honte il faut s'appeler Crésus pour pouvoir se soigner.
Votre témoignage
Merci d'avoir publie mon article. J'ai aussi ecrit au President de la Republique. J'ai reçu une réponse favorable très rapidement ou on me disait que l'on transmettait mon dossier immédiatement à la préfecture de mon département. Mais cela va faire bientôt un mois et pas de réponse. Moi je pense que si les personnes ne sont pas touchées directement ou indirectement par cette maladie (ils ne prennent pas nos demandes en compte).
Proposition de solution
Votre témoignage

J'ai été atteinte en juillet 2007 d'un cancer de la thyroïde. Ablation en septembre, traitement radioactif en octobre, hypothyroïdie très sévère pendant 2 mois provoquant une énorme fatigue, hypocalcémie également liée à l'ablation de 2 parathyroïdes sur 4.
Mon état aurait nécessité l'assistance d'une aide ménagère, mais voilà... Si vous ne justifier pas d'au moins 4 jours d'hospitalisation, (3 jours pour le traitement radioactif) vous ne pouvez y prétendre.
J'ajoute que j'ai eu un lymphome en 1993, suivi d'un cancer cutané en 1998, il faut garder espoir !

Proposition de solution
Il me semble qu'il serait très important de prendre en considération cette maladie, qui n'est pas une pathologie dite normale :
- à savoir ne pas l'inclure dans les hospitalisations "banales"
- et permettre aux patients, afin de les aider à mieux accepter leur maladie et l'état qui en découle, de bénéficier de certaines aides comme l'aide à domicile.
Votre témoignage

La plupart des gens ont peur du mot cancer, il y en a même qui pensent que c'est contagieux.
De nos jours, malgré les informations que nous avons, une personne cancéreuse est considérée comme un lépreux, il devrait être caché.
Lorsque vous êtes allongé dans un lit d'hôpital ou que vous ne pouvez pas vous déplacer et que l'on vous demande de vous présenter physiquement à un RDV (pour une pièce justificative) et que vous prévenez la personne, celle-ci ne veut rien savoir car vous devez être là physiquement sinon elle coupe l'allocation.

Proposition de solution
Il faut sensibiliser le grand public et faire savoir que personne ne choisit d'avoir un cancer. 
Il devrait y avoir plus d'aides, bien ciblées pour les personnes atteintes d'un cancer et que les démarches administratives soient facilités avec des personnes formées.
Votre témoignage
Le prix des prothèses mammaires externes en attendant la reconstruction : pourquoi ne sont-elles pas totalement remboursées par la Sécurité Sociale alors qu'au-delà d'un souci esthétique que j'estime pour ma part mineur, il en est de toute la vie sociale, si importante pour se sentir revivre à part entière parmi les autres. 
TOUS les autres (les proches, les amis, les relations professionnelles... qui eux non plus n'ont pas envie d'avoir une image de nous amoindrie, amputée...)
Le prix des interventions chirugicales de reconstruction du sein : c'est un scandale qu'elles ne soient pas gratuites alors que l'amputation a été un acte médical pour SAUVER LA VIE... et non pas un acte de chirurgie esthétique.
Proposition de solution
Votre témoignage
Deuxième témoignage : les difficultés que j'ai rencontrées, plus de 5 ans après ma deuxième chimiothérapie, pour obtenir un prêt immobilier : hallucinant ! ! ! 
Expérience très douloureuse et qui a failli mal finir en ce qui me concerne. Le prêt, accepté d'un point de vue financier, a été remis en cause pour des raisons médicales suite à un examen médical auquel je ne pouvais me soustraire et au cours duquel je ne pouvais pas cacher que j'avais eu un cancer du sein... car cela se voyait lors de l'auscultation. Trois cents euros de sur-assurance pour assurance. Mes courriers, batailles, rébellions, ont permis de réduire cette sur-assurance à seulement 100 euros mais dans l'histoire, j'ai failli être hospitalisée en Hôpital Psychiatrique en P.O ! ! ! En effet, j'ai même écrit à deux reprises au Président de la République (Monsieur Chirac à ce moment-là...), ce qui m'a valu une convocation au Commissariat de Police de mon quartier et un transfert vers un hôpital où j'ai eu une consultation avec un psychiatre afin de vérifier si j'étais bien saine d'esprit. Grave inquiétude de ma meilleure amie m'ayant accompagnée au Commissariat, qui n'a pas compris ce qui se passait. Le psychiatre m'a déclaré tout à fait saine d'esprit, dieu merci...
 Prêt immobilier finalement obtenu avec les 100 euros de sur-assurance qui ont considérablement dégradé ma situation financière depuis l'acquisition de la maison (1 an et demi). Pour la première fois de ma vie, j'ai accepté des heures supplémentaires à mon travail. Pour la première fois de ma vie alors que je suis farouchement contre, car je sais qu'elle empêche la création de nouveaux poste budgétaire, afin de pouvoir m'en sortir, je donne des cours particuliers. Et je demande à payer mes impôts fonciers en 4 fois alors que j'ai un salaire non négligeable et régulier. J'ai même arpenté toutes les agences d'intérim de ma ville (Sens), pendant mes vacances, prête à n'importe quel travail de manutention en usine sur toutes mes périodes de vacances, pour améliorer les choses, ce que je mettrai vraiment en application dès mes prochaines vacances : un stress et une fatigue très très durs...Des supérieurs hiérarchiques qui vous estiment incapables parce que vous avez eu un cancer... Cela m'est arrivé il y a trois ans, et je subis à nouveau cette discrimination cette année... au point que je ne vais même pas pouvoir me rendre à mon rendez-vous annuel de surveillance à l'Institut Curie, tellement cela pose de problèmes avec ma hiérarchie... 
Il en résulte forcément une certaine amertume... car c'est une profonde injustice et que l'injustice m'a toujours fait frémir... Je suis pourtant tout à fait consciente que beaucoup de personnes qui ont ou ont eu un cancer, peuvent être dans une situation encore bien plus difficile que la mienne...
Proposition de solution
Votre témoignage

J'ai été atteinte d'un cancer du sein en octobre 2007. Après l'opération et des traitements (rayons, etc) je travaille toujours. J'ai très peur de raconter quelle maladie j'ai, à mon employeur. J'ai donc repris ma place dans les 6 jours après l'opération: j’ai été opérée le 07.11.07 et j’ai repris mon travail le 13.11.07 (avec la tête qui tournait, avec la peur de tomber à tout moment...) Au travail on ne sait pas pourquoi j'ai été opérée... J'ai commencé les rayons X en décembre (29 séances). J'ai fini en janvier, mais j'ai toujours travaillé: le matin l'hôpital et l'après midi mes répétitions... Le soir je suis tombée par terre dès la porte d'entrée, mes proches ont été réveillés pendant la nuit plusieurs fois, car j'ai fait une crise d'angoisse à cause de la fatigue gigantesque et de ma peur de mourir du cancer...
Mais je n'ai pas arrêté de travailler: pas de choix, car pour vivre, pour tout simplement manger, avec ma fille mineure, qui est au lycée, il faut de l'argent... En février j'ai demandé à la Préfecture de me donner la carte de séjours "étrangers malade " avec un grand espoir, mais il n'y a pas de réponse jusqu'à ce jour...
La Préfecture de Bobigny invente une nouvelle règle: on m'a demandé à l'accueil mon passeport en cours de validité en me proposant (moi, qui est ex-demandeur d'asile!) de retourner dans l'ambassade de notre pays à Paris. C'est vraiment un très bon conseil! Après avoir donc combattu la maladie, je me suis retrouvée à nouveau devant cette attitude, ce silence de milieu administratif. Je suis à bout de forces!!! La carte de séjour c'est quelque chose d'obligatoire pour vivre, surtout pour ma fille. Si je dois mourir, ma fille ne peux pas se confronter seule à la vie dure, sans papiers et sans maman! Nous avons espéré être régularisés vu la loi du Parlement qui comportait une disposition visant à régulariser les étrangers, qui ont un travail et un logement (immigration choisie). Mais, à ce jour, toutes nos démarches ont échouées (OFPRA comme demandeur d'asile, Recours et réouverture de dossier jusqu'à la commission d'État, démarche en 2006 "enfants scolarisé", plusieurs demandes de titre de séjours à la Préfecture...)
Imaginez vous, comment je me suis battue, comme un lion! Mais c'était quand je n'étais pas malade. J'ai une enfant scolarisée depuis 8 ans qui n'a jamais redoublé aucune classe, un toit, des amis, les qualifications mobilisables en France, le respect pour la France, du travail... Mais maintenant j'ai une maladie mortelle. Ma fille au lycée est une élève avec encouragements, avec de très bonnes notes (19/20 en math, par exemple). C'est une jeune française de 17 ans, qui a grandi en France, qui la respecte, qui a fait déjà un stage en 2006/2007 et en 2007/2008 dans une association pour les enfants et dans une agence d'intérim. Mais qu'est-ce qui l'attend à l'âge de 18 ans? L'invitation à quitter la France? La police, l'aéroport, la peur pour son avenir, un "non" pour obtenir son diplôme BAC vu la situation irrégulière?... Moi je suis adulte et je suis en souffrance aussi, mais pour elle, c'est insupportable car ce n'est pas facile de vivre toujours avec la peur (des années et des années)! Tous les jours elle pleure en pensant à son BAC! Je vous demande (à tous ceux qui peuvent lire mon témoignage) d'entendre mon cri, je n’ai plus de force, j'attends votre réponse, votre conseil le plus vite possible. Le cancer est une maladie qui demande beaucoup de forces morales. Je vous le demande: ne restez pas sourds et inhumains, s'il vous plaît!
J'ai écrit au Président de la République française Nicolas Sarkozy en 2007, son cabinet m'a donné la réponse adressée à nouveau à la Préfecture... C'est le rond sans espoir! Je ne peux pas retourner dans mon pays vu les problèmes politiques, je suis dans l'impasse totale... Je ne trouve plus de force pour combattre mon cancer. Sans papiers c'est la mort, car même les traitements j'ai du mal à les payer. Avec mon aide médicale d'État j'ai plusieurs médecins, qui ont refusé de me soigner en disant, qu'il faut chercher d'autres docteurs, car (je répète les médecins) « l'État économise et souvent ne nous rembourse pas le traitement pour les malades avec l'aide médicale d'État ». Et je suis obligée de payer ou de partir sans rien comme je n'ai pas d'argent... J'ai de moins en moins de forces pour travailler, parce que quand tu n'as pas d'espoir, tu ne vis plus, surtout après l'opération du cancer.

Proposition de solution
Votre témoignage

L' espoir fait vivre

Proposition de solution
L' espoir fait vivre
Votre témoignage
Oui j'espère qu'il y aura  beaucoup de personnes engageés autour de la question et de la lutte contre ce  fléau.
Proposition de solution
Je propose que chaque pays constitue un réseau de lutte contre le cancer car le cancer tue plusieurs de nos populations. Cette maladie qui est mal connue doit être éradiquée à jamais.
Votre témoignage
Ancienne malade j'ai été marquée, en ce qui me concerne comme en ce qui concerne des proches qui ont été maldes, par le décalage entre le discours rassurant des soignants et le regard angoissant et rejettant de la société. Ainsi alors que d'un côté les infirmières se montrent disponibles et à l'écoute, les patrons vous regardent comme un handicapé et les banques refusent de vous prêter de l'argent. Actuellement, je suis à la retraite après avoir été licenciée pour absentisme alors que je subissais régulièrement des traitements. Je suis heureuse car je suis très active et que je ne souhaite pas retravailler mais cela me serait sans doute refusé tellement l'étiquette qui est collée aux anciens malades est tenace alors qu'on s'est battu, qu'on a gagné et qu'on pourrait continuer. On se retrouve donc parfois à devoir mentir pour pouvoir avoir accès à certaines choses (emprunt, emploi ...) ou pour éviter les questions sans cesse répetées sur notre état de santé qui augmentaient mon angoisse plus qu'autre chose.
Proposition de solution
Je voudrais que les malades et les anciens malades soient traités comme tous le monde.
Votre témoignage
Ayant eu un cancer de l'amygdale, j'ai subi une radiothérapie. Mes glandes salivaires ont subi des dégâts apparemment irréversibles. Je n'ai plus du tout de salive. 
Mais grâce à ce procédé je suis quand même tiré d'affaire, alors?
Proposition de solution
Maleureusement aucune
Votre témoignage
Bientôt en retraite, j'ai eu un cancer de la gorge et été licencié en septembre 1999 puis en invalidité à 80%.
Proposition de solution
Votre témoignage
Je suis atteint d'un cancer du rein avec métastase au médiastin, ablation du rein
Proposition de solution
Votre témoignage
Bonjour,
j'ai été opéré d'un cancer du sein et j'ai eu une ablation, j'ai été licencié de mon emploi. Mon mari est décédé de cette maladie. Suite à tout cela j'ai perdu ma maison, ma santé, mon emploi et mon mari et je ne retrouve pas de travail. J'ai fais un dossier de surendettement et j'ai fais une demande d'aide financière auprès de vous et ... pas de réponse! On n'est vraiment pas aidé.
Cordialement  ---
Proposition de solution
LES ABUS DES EMPLOYEURS : pas de suivi pour l'emploi
Votre témoignage

JE PENSE QU’IL NE DEVRAIT Y AVOIR QU'UNE ASSOCIATION.
CELA SERAIT PLUS FACILE POUR TOUS, CAR BEAUCOUP DE PERSONNES NE S'Y RETROUVENT PLUS ET PENSENT QUE TOUTES CES ASSOCIATIONS NE REVERSENT PAS TOUS L'ARGENT POUR UN BON USAGE.

Proposition de solution
JE PENSE QUE LA SECURITE SOCIALE N'A PAS EVOLUE POUR LES MALADES ATTEINTS DE CETTE MALADIE

ON DEVRAIT AVOIR UNE LOI INTERDISANT AUX PATRONS DE POUVOIR LICENCIER OU FAIRE PERDRE L'EMPLOI DE LA PERSONNE QUI A SUBI CETTE MALADIE
Votre témoignage
J'ai 51 ans. Mon premier cancer, je l'ai eu en 2003 et le deuxième en février 2008.
Là où je veux réagir : c'est qu'il faut se battre contre cette maladie mais aussi contre tous les problèmes financiers qui vous tombent dessus. Car pour vivre actuellement je n'ai que 794,70 euros par mois, 50% de mon salaire et tout à payer plein pot. Et je ne suis sûrement pas la seule dans ce cas là.
Courage ! Il en faut et il faut aussi garder le moral.
Proposition de solution
Votre témoignage
S.v.p. demander au médias de ne plus parler du cancer, il faut penser aux personnes qui en sont atteintes cela fait très mal. D'auant que l'on entend souvent des bêtises. Chacun son métier nous ne sommes pas des bêtes curieuses.
Proposition de solution
Laisser faire les professionnels.
Votre témoignage
Mon père est décédé d'un cancer de la langue il y a moins d'un an. Il avait 59 ans. Après 5 ans de calvaire, opération, radiothérapie, re-opération, chimio.... pour rien. Les médecins ne savaient pas ils n'avaient jamais eu de cas similaire. Et nous sa famille on était perdu face à tout ça et surtout face a sa douleur qui ne s'apaisait jamais.
Proposition de solution
Pourquoi les medecins n'orientent-ils pas leurs patients quand ils ne savent pas. Ils devraient aussi penser à un soutien aux familles qui vivent la maladie autant que les malades. Ma mère a été présente mais les médecins ne lui disaient pas tout. Alors plus de FRANCHISE de TRANSPARENCE et de SOUTIEN aux familles.
Votre témoignage
35 ans, ayant eu un cancer du sein, ma grande difficulté concerne la réinsertion professionnelle. Cela a été vraiment difficile : après un arrêt de 14 mois, l'entreprise n'est pas forcément prête à accueillir une personne absente si longtemps de plus affaiblie. Vraiment pas facile.
Proposition de solution
Votre témoignage
A 40 ans j'exerçais la profession de commis de mairie et j'étais chargé des traitements au verger pilote. Pendant plusieurs années j'ai fait usage de différents produits chimiques sur les arbres fruitiers.Pendant cette période j'ai été atteint de laryngite à répétitions et d'enrouements fréquents qui m'ont amené à consulter d'abord un généraliste qui après l'échec de traitements simples m'a dirigé vers le spécialiste ORL plus compétent. Il a été procédé à une biopsie. Les résultats s'étant montrés positifs, j'ai subi un traitement de 44 séances de radiothérapie, qui fut un échec. Il ne restait plus que la chirurgie.J'ai subi une laryngectomie totale. Cette intervention extrêmement traumatisante, tant physiquement que moralement, m'avait profondement démoralisé. Perte définitive de la voix, plus d'odorat, insuffisance respiratoire, contraintes physiques et esthétiques, nombreuses et diverses.Il était nécessaire d'entreprendre une réinsertion générale, familiale, professionnelle, sociale. Il m'a fallu beaucoup d'énergie et l'aide de mon entourage pour m'en sortir et reprendre une vie un peu "comme avant".Aujourd'hui, 37 ans après, je crois y être parvenu. Après une difficile mais satisfaisante rééducation vocale, après la reprise rapide de mon activité professionelle, poursuivie pendant 17 ans, sans interruption jusqu'à la retraite, à 81 ans, j'occupe mon temps au sein de plusieurs associations très diverses et entouré de ma famille.
Proposition de solution
je souhaite que mon témoignage encourage les malades cancéreux d'aujourd'hui, à envisager avec confiance, et à penser, comme moi, qu'un cancer n'est pas la fin de la vie.
Votre témoignage
J'ai été atteinte d'un cancer du sein en octobre 1994, j'ai fêté mes 43 ans en clinique. Après avoir subi le diagnostic, l'opération, les traitements ( chimio + rayons ), les regards apeurés ou surpris de certains, j'ai été autorisée à reprendre mon travail avec un mi-temps thérapeutique.Ce mi-temps m'a été refusé par mon employeur ( cabinet d'avocats). Soit je reprenais le travail à plein temps, soit je devais être déclarée " inapte". Le docteur de la médecine du travail et le médecin de la Sécurité Sociale ont alors prolongé mon arrêt de travail de 3 mois avec une reprise à temps plein ensuite. J'ai donc repris ma place en janvier 96. Mais alors que jusqu'à ma maladie j'étais considérée comme un élément de valeur, je me suis vue attribuer des tâches de plus en plus insignifiantes. Mon employeur avait d'ailleurs avoué au Docteur de la Médecine du Travail que " le cancer lui faisait peur et que je représentais cette maladie ". Après donc avoir combattu la maladie et alors que je commençais à sortir la tête de l'eau, je me suis retrouvée à nouveau au fond du bassin avec cette attitude de mon milieu professionnel. Mais j'ai tenu le coup ( merci  --- (les anxiolytiques) et grâce au soutien des miens et d'un psychiatre).En décembre 97 , le 24 très exactement , un de mes employeurs a annoncé à une collègue son licenciement pour " motifs économiques".Puis le 31 suivant , j'apprends que finalement c'est moi qui serai licenciée pour " motifs économiques". Vous pourrez apprécier la déclicatesse de mes employeurs en annonçant les licenciements la veille de Noël et la veille du 1° Janvier.C'est ainsi donc que deux ans après ma reprise j'ai été licenciée pour un motif fallacieux dont je détenais les preuves.J'ai hésité à saisir le Conseil des Prud'Hommes, mais j'avoue ne pas avoir eu la force pour me battre pour faire constater le licenciement abusif et sans cause réelle ou sérieuse.Et c'est ainsi que je coule encore une fois !!!!Depuis, je suis sans travail , à la charge de mon époux. Je suis restée 10 ans inscrite à l'ANPE et n'ai obtenu aucune proposition de cette institution, compte-tenu de mon âge et de mon état de santé!!! Je suis trop âgée et je représente un risque pour mon futur employeur.Alors c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de progrès depuis que j'ai eu mon cancer. C'est vrai que l'approche de la maladie est différente, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire dans le milieu professionnel pour que les personnes atteintes d'un cancer soient considérées comme les autres.Cette attitude de mes employeurs ( ils étaient 4 ) est méprisable surtout pour des individus qui prêtent serment de défendre la veuve et l'orphelin.
Proposition de solution
L'employeur ne devrait pas avoir le dernier mot en ce qui concerne la reprise à mi-temps thérapeutique. Dans mon cas, le cancérologue prescrivait une reprise à mi-temps thérapeutique, le docteur de la Médecine du Travail aussi, le docteur de la Sécurité sociale aussi, et malheureusement c'est l'employeur qui légalement a le dernier le pouvoir d'accepter ou non cette reprise à mi-temps!Notre société légifère pour un oui ou pour un non dans tous les domaines. A quand une loi pour interdire à l'employeur de refuser une reprise à mi-temps thérapeutique? Il n'est pas médecin comment peut-il avoir ce pouvoir de décision?Je sais qu'il n'appartient pas à l'employeur de subir les conséquences de la maladie de son employé mais un peu d'humanité dans les rapports professionnels ferait du bien!
Votre témoignage
Atteint d'un cancer du rein métastasé depuis 5 ans , j'ai dû attendre 10 mois un traitement alors que certains paradaient dans les journaux en attestant que certaines molécules étaient déjà sur le marché ! Ce qui n'était pas la verité !!
Proposition de solution
Ne pas parler dans la presse non specialisée de traitement tant que ceux ci  ne sont pas disponibles au moins au stade de l'ATU (Autorisation Temporaire d'Utilisation)
Votre témoignage
Je suis atteinte dun cancer assez rare un fibrosarcome, une tumeur osseuse, jai subi une exérèse totale plus une chimio lourde avec beaucoup d'effets secondaires. Je pense encore que les gens ont peur du mot cancer, c'est encore tabou.
Proposition de solution
Que l'on puisse en parler plus à la télé avec des témoignages de malades, et que dans les collèges,les lycées soient prévus des dialogues entre des professionnels de santé, des malades et les élèves .Que l'on puisse en parler sans tabou pour que les gens prennent conscience que tout le monde peut être concerné.
Votre témoignage
Témoignage sur les discriminations après un cancer« J’étais fonctionnaire en détachement et j’ai perdu mon poste après mon cancer. Cet évènement a été terrible pour moi, pire que les souffrances engendrées par la maladie, les traitements. Au moment où je pensais sortir de l’enfer de la maladie, reprendre pied dans le monde des vivants, la société, le monde du travail m’ont rejetée. Avant ma maladie, j’étais une collaboratrice d’une valeur inestimable, quand j’ai repris mon travail à mi-temps thérapeutique, on m’a proposé un placard et …. une remplaçante. Mon entourage professionnel semblait avoir plus peur du cancer que moi, cette maladie est tellement associée à l’image de la mort, que mes supérieurs étaient surpris de me voir encore debout, doutaient de mes capacités à tenir mon poste. Dans leur esprit je ne pouvais qu’être amenée à m’absenter très souvent, je n’étais plus un élément fiable.Je témoigne pour dénoncer l’inhumanité du monde du travail, alors que le retour à la vie active est essentiel pour tourner la page. Les traitements, l’opération m’avaient affaiblie, cette situation m’a terrassée. Confrontée aux suites du cancer, ayant eu peur de mourir, j’allais maintenant devoir faire face à des difficultés financières, à plus de 55 ans je devais partir en recherche d’emploi, peut-être accepter un poste dans une autre région et surtout ne pas évoquer que je rentrais d’un congé longue maladie, ce qui est très mal vu par les services RH même dans l’administration. Si j’y ai survécu, c’est grâce à l’aide que j’ai pu trouver autour de moi, la ligue, d’autres malades, mon médecin, mon jeune fils qui a encore besoin de sa mère. Ce que j’ai subi, nombre d’autres malades ou handicapés le subissent. Comment se fait-il que personne ne réagisse, n’interdise ces pratiques discriminatoires alors que partout on peut lire et entendre que le retour au travail est essentiel pour sortir de la maladie et éviter la récidive ? C’est scandaleux, je ne me sens pas un cas social, je ne veux pas être à charge de la société, je suis apte à travailler comme avant et je veux en avoir le droit. »Renée, 55 ans.
Proposition de solution
Votre témoignage
Je suis atteinte du cancer du sein, j'ai subi une chimio et une ablation. J'attends maintenant la reconstruction.
Proposition de solution
J'ai manqué d'aide financière pour la partie ménagère, en effet les hommes ont du mal à s'adapter aux taches ménagères + la gestion des enfants, nous avons donc pris une personne à domicile quasiment à plein temps ! Il faudrait presque une assistante sociale spéciale maladie, prise en charge, pour évaluer les aides nécessaires.

Plus d'infos pour l'entourage car c'est leur regard qui nous effraient.
Votre témoignage
ARC, Ligue contre le cancer, IGR, Institut Curie... les acteurs du secteur associatifs sont très nombreux. Est-ce bien utile d'en avoir autant ?
Proposition de solution
Ne peut-on envisager des actions communes ?

* Votre témoignage :

Proposition de solution :

Vos questions :


* Votre code postal :
Valider